Actualités

đŸ˜ïž Logement social Ă  Montrouge : pour Nadia, c’est gagnĂ© ! Pour CĂ©lia, Fatima et Amir, on ne lĂąche rien đŸ’Ș

Lors du dernier conseil municipal, le 3 juin, Juliette MĂ©adel est intervenue pour alerter sur la situation de quatre Montrougiens : Celia, Nadia, Fatima et Amir. Quatre histoires invraisemblables de locataires du parc social qui ont dĂ©cidĂ© de ne pas se laisser humilier par un pouvoir sourd et autoritaire et que le droit et la justice devaient s’appliquer.

Nous avons jugĂ© utile de vous informer de l’évolution de leur situation, ce que nous ferons jusqu’à ce qu’une solution soit trouvĂ©e. Le feuilleton du suivi commence. Nous ferons un point rĂ©gulier sur l’état d’avancement de nos requĂȘtes. 

CĂ©lia est une jeune femme qui a Ă©tĂ© abusĂ©e par quelqu’un qui avait les clefs d’un logement de la ville et Ă  qui elle a donnĂ© une caution qui reprĂ©sentait une partie importante de ses Ă©conomies. La mairie veut l’expulser mais elle propose de payer un loyer, car elle a Ă©tĂ© victime d’une escroquerie et a besoin d’aide. La mairie lui demande de trouver un emploi pour prĂ©tendre Ă  un logement social, ce qu’elle fait en plein confinement. Les Ă©lus de la majoritĂ© sont alors Ă  court d’arguments : la procĂ©dure d’expulsion est engagĂ©e. Dans cette situation alarmante, une bonne nouvelle : le prĂ©fet reconnaĂźt que le Droit au logement (Dalo) de Celia est prioritaire et que son relogement doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© en urgence. C’est Ă  prĂ©sent Ă  la majoritĂ© municipale d’agir

Nadia est une jeune femme qui, Ă  la suite d’une hospitalisation de cinq jours rĂ©sultant de violences intrafamiliales rĂ©pĂ©tĂ©es, ne retourne pas chez elle pour Ă©viter les coups. Elle dĂ©cide de faire valoir son droit au logement dĂšs 2014, et sa demande est jugĂ©e prioritaire en 2019. Depuis tout ce temps, elle sollicitait en vain la mairie de Montrouge. Bonne nouvelle Ă©galement pour Nadia, elle vient de recevoir une proposition de Montrouge Habitat grĂące Ă  la persĂ©vĂ©rance de l'avocat que nous lui avions prĂ©sentĂ©. 

Pour Fatima et Amir, la situation n’a malheureusement pas Ă©voluĂ©. Et pourtant, un tout petit peu de travail permettrait de trouver une solution. 

Fatima nous avait alertĂ©s sur la situation de son pĂšre, dont l’insuffisance cardiaque sĂ©vĂšre ne lui permettait plus d’habiter au cinquiĂšme Ă©tage sans ascenseur. Comme beaucoup de Montrougiens, Fatima et son pĂšre comptaient sur les promesses Ă©lectorales d’Etienne Lengereau : pour Ă©changer leur grand appartement contre un plus petit en Ă©tage infĂ©rieur, il leur suffisait de voter pour lui. Depuis son Ă©lection il y a un an, Étienne Lengereau n’a rĂ©pondu Ă  aucun de leurs appels ou de leurs e-mails. Lors des campagnes Ă©lectorales du mois dernier, le maire affirmait vouloir « pousser plus loin l’effort de solidaritĂ© pour ne laisser [aucun concitoyen] au bord du chemin Â», Charlotte Baelde plaidait pour une rĂ©gion solidaire. Croyez-vous que vos Ă©lecteurs se contenteront de belles promesses ? 

Enfin, Amir nous avait alertĂ©s sur son logement envahi par les moisissures et les rongeurs. Son Ă©pouse enceinte a Ă©tĂ© hospitalisĂ©e en urgence Ă  cause des conditions d’insalubritĂ© qui ont gĂ©nĂ©rĂ© des crises d’asthme sĂ©vĂšres. Depuis le conseil municipal, Montrouge Habitat s’est dĂ©placĂ©. Lorsque Amir a montrĂ© l’état de son appartement et a indiquĂ© qu’ils ne pourraient pas vivre Ă  quatre dans 20 mÂČ, la rĂ©action de l’office public fut de lui conseiller de louer un box pour y mettre ses affaires personnelles

À un moment oĂč notre bien commun, Montrouge Habitat, est bradĂ© Ă  300 â‚Ź le mÂČ Ă  une sociĂ©tĂ© d’Issy-les-Moulineaux, nous formons le vƓu que tous trouvent une solution digne. Et que les combats judicaires puissent enfin trouver un terme. Car Celia, Fatima et Amir sont comme nous : ils ne lĂącheront rien

Juliette MĂ©adel, prĂ©sidente du principal groupe d’opposition Ă  Montrouge, dĂ©nonce l’inertie d’Etienne Lengereau en dĂ©pit des efforts des services sociaux de la ville.