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Conseil Municipal de Montrouge du 23 septembre 2021 : notre compte-rendu

Un problème de forme récurrent et une instrumentalisation du conseil municipal 

Avant d’ouvrir la séance du conseil proprement dit, le maire a une fois de plus procédé à la présentation d’une suite de communications sur son action municipale. Celles-ci n’avaient pas été inscrites à l’ordre du jour et il n’y avait eu aucune discussion à leur sujet lors de la réunion technique préparatoire précédant chaque conseil. Après avoir exprimé leur désaccord sur cette méthode antidémocratique (pas de temps laissé à l’opposition pour préparer des questions ou des réactions), les élus d’opposition ont donc assisté, pendant 45 minutes, à ce nouveau passage en force du maire, imposant son ordre du jour et allant ainsi à l’encontre du règlement intérieur du conseil municipal. Le CM est un lieu de débats et de votes qui doivent être éclairés, ce n’est pas un lieu de communication municipale unilatérale. 

 À l’issue de ces 45 minutes, afin de pointer l’unilatéralité de la démarche, Juliette Méadel a pris la parole, en rebondissant sur la présentation de la mairie sur deux points. D’une part, au sujet des écoles et du périscolaire, elle a demandé des chiffres précis sur le nombre d’enfants par encadrant, sujet délicat pour les petits Montrougiens : plusieurs écoles maternelles et primaires manquent de personnel. Elle a souligné la précarité du personnel qui mérite une meilleure prise en considération et une revalorisation des carrières. Elle s’insurge également contre la pratique municipale consistant à demander aux parents souhaitant inscrire leurs enfants aux activités périscolaires du mercredi de communiquer leur certificat de travail, faute de quoi l’accueil de leur enfant est refusé. La mairie a exprimé son intention d’y remédier. 

 Juliette Méadel a enfin indiqué que le groupe souhaitait présenter une analyse du bilan des 14 premiers mois du mandat d’Étienne Lengereau ; elle a donc passé la parole à Goulwen Le Gall. Ce dernier a ainsi voulu utiliser un PowerPoint, comme le maire en utilise souvent, à l’appui de sa présentation de la synthèse du bilan de l’action municipale, ce qui lui a été refusé sans explication. Goulwen Le Gall a donc rappelé oralement : la hausse de la part communale de la taxe foncière de 30 %, la hausse de la taxe des ordures ménagères de 32 %, la vente au rabais de l’organisme de logement social, Montrouge Habitat, le déni de démocratie (représentative et participative) concernant l’ensemble des projets urbains, l’absence de projet écologique crédible, puisque pas un seul plan de végétalisation n’a été adopté, l’augmentation des indemnités d’élus de 50 %, la création d’une milice municipale dans une ville qui dispose déjà d’une police municipale bien dotée, et que les habitants n’avaient pas réclamée, etc. Le compte rendu de ce bilan est posté en ligne sur notre site lavenirnattendpas.fr. 

Décisions du maire

Au sujet des décisions prises par le maire, nous nous sommes notamment inquiétés de la signature d’un contrat de prestation de communication dont le montant minimal avait été déterminé (75 000 €) mais pas le montant maximal.

Sports et culture

Au sujet du sport de haut niveau, nous avons voté les subventions aux clubs concernés (MFC92, CAM, SMM, les Phoenix) en demandant toutefois que des informations soient fournies à l’avenir sur la mixité garçons et filles dans ces clubs, ainsi que sur la part de participants porteurs de handicap. Rappelons que 15 % de la population française est porteuse de handicap. Ces critères doivent être pris en compte à l’avenir pour l’attribution des subventions. 

 Au sujet des affaires culturelles, nous avons soutenu la proposition de délibération accordant une subvention de 250 € aux 48 artistes du 65e salon de Montrouge. 

Urbanisme et aménagement urbain

Concernant l’aménagement urbain, le conseil municipal a pris connaissance d’un grand projet de rénovation du campus universitaire situé au nord-ouest de la ville (faculté de chirurgie dentaire, ENS). Dans un premier temps, il s’agit de financer l’étude de définition de la valorisation de l’emprise foncière et de ses alentours. Le périmètre de l’étude est agrandi à environ le double de la surface du campus (5 ha dont les 2,6 de la fac). Juliette Méadel a dénoncé l’opacité de ce procédé et demandé des explications au sujet de la place que la ville de Montrouge allait pouvoir défendre dans un tel projet. Cécile Renard a demandé à avoir connaissance des études préalables déjà effectuées. En particulier, quel serait l’impact des constructions supplémentaires prévues : dans le projet, il semble qu’au moins 50 000 m² de constructions viendront s’ajouter aux surfaces déjà existantes. Nous n’avons pas eu de réponse sur ce point. Cécile Renard a relevé qu’au sujet des projets urbanistiques ou immobiliers, une meilleure information serait souhaitable sur le but final et les impacts des projets en termes d’augmentation de la densité, de l’artificialisation des sols... 

Concernant l’acquisition de la parcelle située 127, avenue de la République – permettant de créer espace de coworking et pépinière d’entreprises et d’avoir accès au jardin situé derrière le 23, rue Boileau –, l’opposition se demande comment la mairie arrive à créer 1 300 m² d’espaces verts, ce qui ne correspond pas à la somme des terrains libérés. Néanmoins, nous ne nous opposons pas au projet mais nous nous abstenons lors du vote, faute de réponse claire et appropriée. 

Concernant la cession des parcelles rue Couprie, nous nous réjouissons de la construction de 12 logements sociaux. Toutefois, le prix cédé équivaut à 2 800 € le m² construit, ce qui est un montant élevé pour du social. Ce ne pourra être que du PLUS (prêt locatif à usage social). Nous aurions bien aimé que le foncier de Montrouge Habitat soit évalué sur cette base lors de sa cession à Seine Ouest Habitat et Patrimoine, et qu’une évaluation de ce patrimoine soit faite par les domaines au lieu d’une cession des 2 500 logements pour 38 M€ soit 300 € le m². Nous avons renouvelé notre demande de l’expertise d’évaluation de Montrouge Habitat qui ne nous a toujours pas été communiquée. 

Établissements satellites et DSP

Nous avons soutenu l’avenant permettant à l’espace Colucci de contribuer au déploiement du dispositif « Numérique Pour Tous ». Et nous avons pris acte des rapports sur la gestion du Beffroi, de la Semarmont, et des rapports sur la gestion des marchés, de la crèche située au 106, avenue Aristide-Briand et de l’espace Colucci.

Questions diverses

Anne-Laure Crochat a soulevé les difficultés rencontrées par le secteur de la petite enfance et le manque de transparence des coûts par berceau, en fonction des crèches concernées. Nous avons également souhaité que soit présenté le PCAET et le plan de mobilité développé par le Territoire, appliqué à la commune. Antoine Bouchez a souligné que depuis septembre 2020, le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi dépassait les 4 000 (13 % de la population active) et qu’il fallait que la commune se mobilise sur ce thème, en proposant une rencontre des acteurs sur ce sujet et la réalisation d’un forum de l’emploi à l’instar des communes voisines. Nous nous inquiétons de l’industrialisation de la cantine scolaire avec le développement du projet de cuisine centrale à Fontenay, qui passe à 12 000 repas par jour. Enfin, Antoine Bouchez se réjouit de la mise en place de bandes de guidage pour les personnes non-voyantes sur les passages piéton avenues de la République et Henri-Ginoux, action qu’il demandait depuis son mandat précédent. 

Nous continuerons à suivre avec attention les décisions et délibérations de la mairie pour défendre une ville bien gérée, plus verte et encore plus conviviale. Prochain conseil municipal : 20 octobre 2021.

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