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đź“« [Courrier des lecteurs] Circulation et stationnement : oĂą se cache le bon sens ?

Depuis que nous avons lancé notre candidature et que nous avons ouvert notre site à la participation de tous les citoyens de Montrouge pour la construction du projet municipal, nous avons reçu de nombreuses lettres, témoignages et contributions.
Parmi leurs auteurs, certains souhaitent être publiés et nous avons choisi de vous faire partager leur témoignage ou leur coup de gueule.
Aujourd'hui, Marc Felix nous parle circulation, stationnement, bon sens et "vivre ensemble"...

Je souhaite attirer votre attention sur un aspect de la vie de notre commune : la circulation et le stationnement automobile.

Par Marc FĂ©lix, Montrougien.

Je tiens Ă  prĂ©ciser tout de suite que je ne suis pas un afficionado de la voiture. Je la dĂ©laisse autant que possible, pour privilĂ©gier les transports en commun Ă  notre portĂ©e : mĂ©tro, bus, tram. J’envisage Ă©galement de passer au vĂ©lo pour certains trajets. J’évite autant que possible la voiture dans un souci d’efficacitĂ©, de rapiditĂ©, d’économies et aussi, surtout de respect de l’environnement.

Parlons stationnement. Samedi dernier, chez mon boucher, avenue de la RĂ©publique, j’ai entendu deux Montrougiens se plaindre des prix prohibitifs du stationnement dans le centre-ville. L’un disait que « 4,50 euros/heure, c’était comme dans l’hyper-centre parisien Â», l’autre renchĂ©rissait en disant que les commerçants de notre ville en pâtissaient Ă©normĂ©ment.

Parlons circulation. Mon fils fait du football au Montrouge Football Club. Chaque samedi ou presque, des parents sont mobilisĂ©s pour assurer le covoiturage des joueurs et entraĂ®neurs quand les matchs ne se dĂ©roulent pas Ă  domicile. Le rendez-vous est Ă  8 h 15 devant le stade Jean-Lezer. Après une rapide rĂ©partition des joueurs en fonction des voitures prĂ©sentes, tout le monde part. Cela fonctionne très bien. Le 30 novembre dernier, le match a lieu Ă  Issy-les-Moulineaux. J’ai un peu de retard, il n’y a pas de places disponibles devant le stade, je me gare en double-file, faut-il prĂ©ciser qu’un samedi matin, Ă  cette heure-lĂ , rue Chateaubriand, il n’y a personne. Au bout de quelques minutes, je remarque un vĂ©hicule de la police municipale, arrĂŞtĂ© derrière ma voiture. Je m’approche immĂ©diatement pour dĂ©placer la mienne. Les agents, toujours assis dans la leur ne bougent pas. La policière au volant avait baissĂ© sa vitre et me dit : « et si une ambulance ou un camion de pompier voulait passer ? » Surpris, je lui rĂ©ponds que je pensais que je l’aurais remarquĂ© et qu’en quelques secondes, j’aurais laissĂ© le passage. Je pense alors esquisser un sourire. Je dĂ©place donc ma voiture. Fin de l’histoire, croyais-je.

Ce matin, je viens de recevoir un avis de contravention pour « stationnement très gênant d’un véhicule masquant une signalisation routière à la vue des usagers de la voie » (en vis-à-vis 9, rue de Chateaubriand). Je ne comprends pas comment ma voiture, une citadine moyenne, pourrait masquer un panneau de signalisation placé à 2,50 mètres de haut. Ce que je comprends, c’est que mon léger sourire me coûte aujourd’hui 135 euros. 135 euros !

Je ne ferai pas appel, ce serait ma parole contre celle d’un agent de police. J’ai d’autres chats Ă  fouetter. En revanche, ce cas particulier me semble rĂ©vĂ©lateur d’une certaine attitude que je ne comprends pas dans la mesure oĂą les policiers demandent Ă  longueur de temps dès qu’un micro leur est tendu Ă  ĂŞtre Ă©coutĂ©, respectĂ©, aimĂ©. Il me semble que les policiers, surtout municipaux doivent faire preuve de discernement, de souplesse, d’intelligence pour que le « vivre ensemble Â» soit une rĂ©alitĂ© au quotidien pour tous, lĂ  oĂą nous vivons. Au-delĂ  des mots et des promesses, un maire ne devrait-il pas impulser cela auprès de tous ces agents ?

Il est nĂ©cessaire de faire Ă©voluer les choses pour que l’on puisse de nouveau circuler et stationner sans que l’on ait l’impression de se faire racketter, tout en encourageant Ă  des moyens de dĂ©placement plus vertueux en matière d’écologie. Sera-t-il possible de faire coexister automobile et Ă©cologie ? Nous sommes nombreux Ă  espĂ©rer que vous vous emparerez de ce sujet.

Marc FELIX


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