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Le Covid-19 creuse les inégalités sociales : les enfants les plus pauvres en sont les premières victimes

Le Covid-19 et les mesures de confinement ont dégradé les conditions de vie des familles les plus pauvres. L’un des effets négatifs majeurs concerne la situation des enfants qui, n’allant plus à l’école, ne déjeunent plus à la cantine. A Montrouge, comme dans la plupart des communes de France, le repas est facturé en fonction du quotient familial ce qui leur ouvrait la possibilité d’avoir accès à un repas facturé 0,88 euro.

 

Voilà près d’un mois que les enfants ne peuvent plus avoir accès à ce repas, et que la préparation de ce dernier coûte nécessairement plus cher pour leurs parents. L’arrêt de toute l’activité économique, qui pèse sur les plus fragiles, pèse hélas dès à présent sur l’alimentation des enfants et donc sur leur santé. Il est donc nécessaire de prendre des mesures pour soutenir matériellement les parents les plus pauvres afin qu’ils puissent nourrir leurs enfants dans les meilleures conditions.

 

C’est la raison pour laquelle, l’équipe de Demain Montrouge souhaite que les enfants scolarisés à Montrouge dont les familles ont les plus bas revenus, c’est-à-dire celles qui bénéficient du quotient familial 10 ou 11, reçoivent une aide matérielle pour mieux se nourrir.

Deux solutions sont possibles :

  • Le versement d'une subvention communale de 80 euros par enfant et par mois d’ici à la fin du confinement pour les enfants. Cette subvention, qui concerne environ 15 % des familles des enfants scolarisés à Montrouge devrait être prise en charge par le Centre Communale d’Action Sociale de Montrouge, sur sa ligne budgétaire « aides alimentaires » et sur les réserves constituées sur les années antérieures. Il se trouve que le CCAS dispose actuellement de 400 000 euros de réserves financières : si 80 euros par enfant étaient versés pour le prochain mois de confinement aux quelque 1 000 familles de Montrouge qui en ont le plus besoin, cela aurait un coût global de 200 000 euros, sur la base d’une estimation de 2,5 enfants par famille et sous réserve d’un ajustement avec les données dont dispose le CCAS. Antoine Bouchez, membre de l’équipe de Demain Montrouge, a écrit au maire pour qu’il mette en place rapidement cette mesure. Il attend sa réponse. 
  • La deuxième solution possible serait de faire cuisiner les repas dans les cantines qui disposent d’une cuisine complète, comme à Buffalo, et de les livrer aux familles concernées. Cela ne serait possible qu’à condition que les agents municipaux concernés (cuisiniers, animateurs ou encore Atsem) s’y engagent sur une base volontaire avec une protection sanitaire optimale face au risque de contamination du Covid-19 : masques, sur-blouses et gel hydro-alcoolique à disposition. Ces repas seraient bien sûr facturés dans les mêmes conditions qu’avant le confinement. Cette solution aurait le mérite de ne pas avoir d’impact sur les réserves financières du CCAS.  

 

Comptez sur moi, sur nous tous dans l’équipe, pour continuer à œuvrer pour que notre ville devienne enfin une ville solidaire, bienveillante et dynamique.

Bon courage et prenez soin de vous, et de vos proches,

Juliette Méadel


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